Nous vivons dans un monde où le numérique, la dématérialisation est de plus en plus preignante, de la carte Vitale, en passant par la machine à voter, mais aussi par les traces que laissent nos téléphones portables, nos cartes de crédit.
Le droit réel d’accès à l’information doit être une garantie de liberté pour tout citoyen. Mais cet accès n’est pas suffisant, comment sont traitées ces informations, quels rapprochements opèrent les outils informatiques ?
Seul l’accès libre au code source peut apporter ce début de garantie.
Il ne nous viendrait pas à l’idée d’envoyer nos courriers papier, qu’ils soient personnels, familiaux, sentimentaux sans enveloppes, ou de signer par avance notre carnet de chêques. Nous devons projeter ces règles de bon sens dans l’utilisation de l’informatique fut-elle domestique.
Roberto Di Cosmo a montré lors de conférences ce que l’examen des fichiers produits par Word révèlait avec un simple éditeur sous Linux (copie de plages mémoire, de données utilisées avec d’autres applicatifs, identifiants ...). Mais il n’est pas possible de savoir ce que fait Word, car ce n’est pas un logiciel libre, son code source n’est pas accessible.
La liberté 1 de la définition d’un logiciel libre garantit ce droit.